Le Cirque Tony Zavatta, récemment épinglé pour des conditions de détention inhumaines d’un chameau, suscite l’indignation. One Voice a déposé une plainte pour mauvais traitements qui a été classée sans suite, laissant ces animaux dans un état alarmant. Face à cette situation, l’association appelle à une mobilisation générale pour interdire la présence d’animaux dans les cirques.
Un cri du cœur face à la souffrance animale
Le 7 mai dernier, un lanceur d’alerte a diffusé des images poignantes montrant un chameau au Cirque Tony Zavatta, installé à Luçon. Ce malheureux animal était enchaîné avec seulement trois mètres de chaîne pour se mouvoir, sans accès à l’eau ni abri. Ses bosses et son comportement stéréotypé trahissaient son profond mal-être. « Il remue sur place », décrit le rapport de One Voice, illustrant ainsi la détresse palpable de cet être vivant.
Quelques jours plus tard, lors d’une nouvelle inspection à La Chaize-le-Vicomte, ce même chameau était toujours contraint à l’attache. Un autre camélidé, visiblement juvénile et plein d’énergie, s’agitait désespérément dans une cage trop petite pour lui. « Ses seules stimulations possibles : lécher un cordon noué ou mordiller un panneau d’affichage », témoigne l’association dans ses observations.
À proximité se trouvaient également des lamas, des poneys et des dromadaires, tous parqués dans des conditions tout aussi scandaleuses. Ces animaux étaient enchaînés près de matériaux de construction et n’avaient qu’un accès limité à leur point d’eau improvisé.
Une législation insuffisante face aux abus
One Voice ne s’est pas contentée d’observer cette situation : elle a déposé une plainte le 16 mai dernier pour mauvais traitements infligés par des professionnels du cirque. Ce type de maltraitance constitue une circonstance aggravante selon la loi française. L’association a également demandé un contrôle urgent par les autorités locales sur le patron du Cirque Tony Zavatta.
Malheureusement, il ne s’agit pas là d’un cas isolé ; les membres de la famille Gougeon sont déjà impliqués dans plusieurs affaires similaires concernant leurs autres cirques comme Italiano ou Idéal. Dans le passé récent, ils ont été condamnés pour avoir infligé des sévices sur divers animaux tels que Jon et Patty.
La préfecture de Vendée a promis sa vigilance mais aucun service compétent en comportement animal n’a été mobilisé lors des vérifications administratives effectuées par la gendarmerie et la police municipale. Les actions correctives demandées ont été minimes : « Il a simplement été demandé d’augmenter la longueur de leurs attaches ! »
La lutte continue
Face au classement sans suite de leur plainte par les représentants étatiques malgré les preuves tangibles du comportement stéréotypé observé chez certains captifs, One Voice reste déterminée : « Même si notre plainte n’a pas abouti cette fois, nous ne céderons pas ! »
Il est essentiel de rappeler que selon la législation actuelle datant du 30 novembre 2021, ces êtres vivants sont considérés comme domestiques et ne bénéficieront pas de l’interdiction prévue pour décembre 2028 concernant les cirques itinérants. Cette lacune législative permet aux circassiens non seulement de continuer leurs pratiques controversées mais aussi d’être indemnisés grâce aux fonds publics pendant qu’ils exploitent encore davantage ces animaux sentients.
One Voice appelle donc chacun à signer sa pétition afin que cesse définitivement l’exploitation animale au sein des cirques.
Les histoires derrière chaque animal captive nous rappellent que leur souffrance mérite notre attention collective et notre engagement indéfectible envers leur bien-être. Ensemble faisons entendre leur voix !


