Un refuge de mémoire pour nos compagnons à quatre pattes : le cimetière animalier de Beaumont-sur-Lèze
Le week-end des 21 et 22 juin, le cimetière animalier de Beaumont-sur-Lèze ouvre ses portes au public. Créé en 1968, ce lieu paisible abrite les restes de près de 1 800 chiens et chats, offrant une alternative respectueuse à l’incinération. L’association qui gère cet espace a pour mission d’honorer la mémoire des animaux disparus tout en sensibilisant le public sur l’importance des sépultures.
Un havre de paix
Niché sur les hauteurs de Beaumont-sur-Lèze, sous l’ombre accueillante de grands cyprès et marronniers, ce cimetière se distingue par son atmosphère sereine. Les allées bordées d’arbres portent des noms évocateurs tels que « grives » ou « geais », où reposent avec dignité les souvenirs d’animaux chéris. Des inscriptions touchantes ornent les tombes fleuries : « Ozal, Mon ange blanc », ou encore « Depuis que tes yeux se sont fermés, les nôtres n’ont cessé de pleurer ». Ces mots résonnent comme un hommage vibrant à l’amour inconditionnel partagé entre ces compagnons et leurs humains.
Une passion partagée
Jean-Patrick Choyer, président dévoué du cimetière depuis 2021, est un fervent défenseur du droit à une sépulture digne pour nos amis à quatre pattes. Il se souvient avec émotion : « J’ai connu ce cimetière en 1990 lorsque Varna, ma chienne est morte. il était hors de question pour moi qu’elle soit incinérée ». À travers son engagement bénévole – soutenu par 400 adhérents – il souhaite donner aux propriétaires la possibilité d’honorer leur animal dans un cadre respectueux.
« Nous faisons des enterrements pour 90% des cas », précise-t-il avec conviction. Cependant, il regrette que beaucoup choisissent encore l’incinération proposée par les vétérinaires sans connaître cette alternative précieuse : « J’aimerais qu’ils aient le réflexe de proposer en seconde possibilité, le cimetière animalier ! »
Une histoire ancrée dans le temps
Fondé par Maurice Massonnier en 1968, ce cimetière fut le deuxième du genre en France après celui d’Asnières-sur-Seine (1899). Aujourd’hui propriété communale s’étendant sur deux hectares, il demeure un lieu intemporel où chaque inhumation est empreinte d’affection. Jean-Patrick Choyer assure : « Ici on ne fait pas d’argent ; notre action est strictement bénévole ».
Les familles viennent ici non seulement pour dire adieu mais aussi pour respecter la mémoire affective liée à leur compagnon disparu : « Ici, ce n’est que de l’affectif ! ».
Deux types d’enterrement
Le cimetière propose deux options funéraires adaptées aux besoins des familles : une mise en cercueil bois (90 €) ou un caveau personnalisé (à partir de 360 €). Pour ceux souhaitant accueillir plusieurs animaux ensemble, une nouvelle génération de caveaux est disponible (780 €). Grâce aux cotisations annuelles et au travail acharné d’un salarié dédié à l’entretien du site durant la semaine, cet endroit reste fleuri et accueillant.
Avec ses journées portes ouvertes prévues les 21 et 22 juin prochains entre 14 heures et 17 heures, le cimetière animalier invite tous ceux qui souhaitent découvrir cet écrin dédié aux souvenirs animaliers à venir partager leurs histoires.
Pour plus d’informations :
- Adresse : 1384 chemin du Buherlé,
- Site web : www.cimetieredesanimaux.fr
com
Dans ce sanctuaire chargé d’émotions se tisse un lien indélébile entre humains et animaux; un témoignage poignant que même après leur départ physique, nos fidèles compagnons continuent toujours à vivre dans nos coeurs.


