Un élu parisien fait campagne pour réhabiliter l’image des rats
Le samedi 30 août, un événement pour le moins singulier a eu lieu à Paris, où Grégory Moreau, adjoint au Maire du XIe arrondissement, a été filmé avec un rat sur l’épaule pour promouvoir une vision plus positive de ces rongeurs. Membre du Parti animaliste, il espère changer la perception des Parisiens en proposant des ateliers de sensibilisation dans les écoles. Cependant, cette initiative suscite déjà de vives critiques face aux enjeux sanitaires liés à la prolifération des rats.
Une rencontre inattendue
Lors d’un reportage diffusé par France Info, Grégory Moreau s’est affiché avec un surmulot, affirmant que « c’était vraiment une rencontre magnifique ! ». Loin de se laisser intimider par ce rongeur souvent mal-aimé, il défend son utilité : « Le rat est utile à Paris. Sans lui, la ville ne serait pas aussi propre ! » Cette déclaration étonnante vise à briser le tabou autour de ces animaux souvent associés à la saleté et aux nuisances.
Sensibilisation ou provocation ?
Membre du Parti animaliste, Moreau souhaite mettre fin à la mauvaise réputation dont souffre le rat en introduisant des ateliers de sensibilisation dans les établissements scolaires. Il déclare : « Reconsidérer la vie sous toutes ses formes, aussi petite soit-elle, c’est aussi contribuer à amener une société avec moins de violence ». Pour lui, il s’agit d’une démarche éducative visant non seulement à humaniser les rats mais également à encourager une cohabitation pacifique entre humains et animaux.
Un aveu d’échec ?
Cependant, cette initiative soulève des interrogations quant aux mesures prises par la mairie depuis plusieurs années. En 2017 déjà, un plan d’action avait été mis en place pour lutter contre l’invasion croissante des rats dans Paris. En 2023 encore, le constat était alarmant : « La recrudescence des rats posait problème », selon les autorités locales. Face à cela, Grégory Moreau affirme que « l’extermination totale des rats est tout bonnement impossible », prônant plutôt des méthodes non létales pour gérer leur population.
Des réactions mitigées
Cette prise de position n’a pas manqué de susciter une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Un internaute a exprimé sa colère : « Vous êtes une honte ! J’habite cet arrondissement . Il est vraiment temps que 2026 arrive ! » D’autres ont critiqué ce qu’ils perçoivent comme un déni face aux réalités sanitaires liées aux rongeurs.
Grégory Moreau tente néanmoins de rassurer sur le sujet : « On peut citer en théorie nombreuses zoonoses qui sont liées au rat , mais elles sont souvent propres à des régions tropicales ou sinon très rares en Europe ». Pourtant cette affirmation ne fait pas l’unanimité parmi les spécialistes qui rappellent que ces animaux représentent bel et bien un danger sanitaire potentiel.
Vers une nouvelle approche ?
Ce débat met également en lumière les initiatives concurrentes mises en place par certains élus comme Geoffroy Boulard qui privilégie plutôt une stratégie active contre les rongeurs via une application permettant aux riverains de signaler leur présence.
Alors que Paris continue d’affronter ce défi urbain majeur qu’est la gestion des populations animales sauvages dans ses rues animées et historiques,
le message porté par Grégory Moreau invite chacun d’entre nous à réfléchir sur notre rapport avec ces créatures souvent mal comprises.
La cohabitation entre hommes et animaux pourrait ainsi prendre un tournant inédit si nous acceptons tous ensemble d’ouvrir nos esprits… même ceux qui pourraient être réticents envers nos amis rongeurs!


