Chaleur estivale et abandon : le refuge ADPA en première ligne
Cet été, le refuge animalier ADPA a dû s’adapter aux fortes chaleurs tout en faisant face à une recrudescence d’abandons. Maud Colella, responsable du refuge, et Annie Magny, présidente, partagent leurs défis quotidiens pour protéger les animaux dans un contexte difficile. Malgré ces épreuves, l’espoir demeure avec quelques adoptions réussies.
Une gestion adaptée à la chaleur
La canicule a poussé l’équipe du refuge à modifier ses horaires de travail. « Nous avons changé nos horaires cet été, en travaillant de 6 h à 15 h. Les bénévoles, coopératifs, que nous remercions encore, ont promené les chiens à la fraîche », explique Maud Colella. Le refuge “Annie-Claude Miniau”, bien conçu pour maintenir une température agréable grâce à son système de brumisateur installé il y a trois ans, permet aux animaux de rester au frais durant les journées torrides.
Pour garantir le bien-être des animaux pendant ces périodes critiques, l’équipe revient l’après-midi pour rafraîchir et baigner les pensionnaires. Des bacs à sable transformés en petites piscines offrent également un moment de détente aux chiens. Cependant, cette période estivale est souvent marquée par une augmentation des abandons : « Aimer les animaux ne suffit pas pour travailler en refuge », souligne Maud.
L’abandon : un choix amer
Les demandes d’abandon affluent principalement de communes non adhérentes au SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique). Beaucoup concernent des chiens malinois non éduqués. « L’abandon est plus facile que l’éducation », déplore Maud Colella avec tristesse. Elle évoque également les situations fréquentes où des maîtres se séparent de leur animal lorsqu’ils entrent en maison de retraite.
Malgré ce climat pesant d’abandons et de saisies judiciaires cet été, le refuge a réussi à placer 7 chiens dans des familles responsables – une note positive dans ce tableau sombre.
Un avenir incertain pour 38 chats
Du côté félin du refuge, la situation reste préoccupante avec 38 chats toujours en attente d’une famille d’accueil. Bien qu’il y ait eu quelques adoptions de chatons traités individuellement pour éviter toute maladie contagieuse, la surpopulation demeure alarmante. La campagne de stérilisation des chats errants amorcée par le refuge a permis d’enrayer partiellement la problématique mais nécessite encore un effort collectif : « Les mauvaises habitudes perdurent… Il y va de la responsabilité de chacun », insiste Annie Magny.
Avec cette forte concentration féline vient également le risque accru de maladies comme la teigne ou le coryza. Grâce au travail rigoureux sous la direction de Maud Colella et au respect strict des protocoles sanitaires mis en place par l’ADPA, chaque animal reçoit les soins nécessaires tout en maintenant une transparence totale envers les adoptants.
En route vers un avenir meilleur
Le public est invité à noter que du 1er au 15 septembre, le refuge sera fermé aux visites afin d’assurer une meilleure gestion interne et répondre efficacement aux demandes concernant les animaux errants via les mairies locales ou par mail.
Cependant, il ne faut pas perdre espoir ! Le prochain événement marquant sera organisé lors des portes ouvertes prévues pour le samedi 20 septembre, où un défilé canin aura lieu accompagné d’une petite restauration conviviale.
Chaque geste compte ! Soutenir ces refuges c’est aussi permettre aux animaux sans voix d’espérer retrouver un foyer aimant. Dans ce combat quotidien contre l’indifférence et pour offrir amour et sécurité aux plus vulnérables parmi nous… N’oublions jamais que derrière chaque abandon se cache une histoire qui mérite notre attention et notre compassion infinie.


