Les chats, entre passion et désespoir : le combat d’Éric Desbois
Dans le quartier de Saint-Roch à Nice, Éric Desbois se dévoue corps et âme pour sauver les chats errants. Avec un engagement sans faille, il nourrit et soigne ces félins malheureux tout en faisant face à l’indifférence des autorités locales. Sa détermination face aux obstacles ne faiblit pas, mais la situation reste préoccupante pour ces animaux dans le besoin.
Un cœur immense pour les félins
Éric Desbois n’est pas un homme comme les autres ; sa passion pour les chats est à la fois une source de joie et de tristesse. « On avait une voisine qui aidait les chats. Cela remonte à 4 ans. Je lui donnais un coup de main. Elle est décédée cette année, alors j’ai repris le relais » , explique-t-il avec émotion. Aujourd’hui, il prend soin d’une vingtaine de chats dans son quartier, leur offrant croquettes et pâtée qu’il achète sur ses propres deniers.
Il partage des anecdotes poignantes sur la condition difficile des animaux qu’il rencontre : « J’ai vu des chats déchiqueter des sacs-poubelles ou dévorer des croûtons de pain! » Ces scènes sont malheureusement fréquentes dans les zones boisées où ces félins vivent en survie.
Une lutte contre l’indifférence
Malgré son investissement personnel, Éric ressent une profonde solitude dans son combat. « Je n’ai pas ressenti d’empathie dès l’accueil téléphonique » lorsqu’il a tenté de contacter le service municipal du bien-être animal. Il souligne que beaucoup de petits chatons meurent sans aide adéquate : « Le Code rural impose aux municipalités la gestion des chats errants… »
Ses efforts ne s’arrêtent pas là; il a multiplié les démarches auprès d’associations sans succès apparent. « Tous disent être débordés… on dirait que les chatons ne les intéressent pas » , confie-t-il avec frustration.
Henry-Jean Servat, adjoint au maire retraité de ses fonctions pour avoir critiqué la politique culturelle locale, a pris contact avec Éric pour lui conseiller d’approcher la Fondation Brigitte Bardot afin d’obtenir plus d’aide.
Le soutien timide de la Ville
Richard Chemla, adjoint délégué à la Protection animale à Nice, reconnaît l’engagement d’Éric : « Bravo pour sa très bonne initiative. » Cependant, il rappelle que c’est aux associations agréées de prendre en charge ce type d’actions : « Nous ne pouvons pas aider les particuliers. »
En termes de stérilisation annuelle des félins errants dans toute la ville, Richard Chemla évalue ce chiffre entre 350 et 400, soutenu par un budget annuel allant jusqu’à 30 000 euros provenant aussi bien du conseil municipal que de fondations privées.
Un appel au bénévolat
L’association Assistochat applaudit également l’ardeur d’Éric tout en soulignant certaines réalités du terrain. Corinne témoigne : « Ce monsieur très volontaire m’a sollicitée depuis deux ans. » Cependant elle précise également que tous agissent bénévolement en parallèle de leurs emplois quotidiens.
Stéphanie ajoute que le manque chronique de bénévoles rend leur mission encore plus difficile: « Trois capteurs pour deux associations sur la ville… Les élus ne donnent pas les moyens nécessaires. »
Éric Desbois continue son combat contre vents et marées afin d’offrir un avenir meilleur aux nombreux félins laissés-pour-compte dans son quartier. Son histoire nous rappelle combien chaque geste compte quand il s’agit du bien-être animal et combien notre société doit se mobiliser collectivement pour apporter soutien et compassion à ceux qui en ont besoin.
À travers ses actions courageuses et déterminées, Éric incarne cet amour inconditionnel envers nos amis à quatre pattes qui méritent tant notre attention et notre solidarité.


