Dimanche dernier, une centaine de passionnés des animaux se sont réunis à Montréal pour revendiquer le droit d’accueillir leurs compagnons à quatre pattes dans tous les logements du Québec. Organisée par la SPCA de Montréal, cette marche visait à dénoncer les clauses restrictives des baux qui interdisent la présence d’animaux. Les manifestants ont partagé leur détresse face aux choix déchirants que cela engendre.
Un appel vibrant pour nos compagnons
Le soleil brillait sur Montréal ce dimanche lorsque une centaine de personnes, accompagnées de leurs fidèles amis à quatre pattes, se sont rassemblées pour un événement marquant. Leur objectif ? Faire entendre leur voix et demander que les animaux soient acceptés dans tous les logements du Québec. C’est un combat mené depuis plusieurs années par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal, qui a organisé cette marche pleine d’émotion.
Me Sophie Gaillard, directrice de la défense des animaux et des affaires juridiques et gouvernementales de la SPCA, a déclaré : « On souhaite que le gouvernement légifère pour rendre ces clauses nulles et sans effet ». Elle rappelle que « comme c’est déjà le cas en Ontario et en France depuis plusieurs décennies », il est temps que le Québec emboîte le pas.
Une situation intenable
Actuellement, le Code civil du Québec ne mentionne rien concernant la présence d’animaux dans les logements. Pourtant, plus de 52% des foyers québécois abritent un animal selon l’Association des médecins vétérinaires du Québec. Le bail type fourni par le Tribunal administratif du logement permet aux propriétaires d’accepter ou non les animaux, créant ainsi une situation difficile pour ceux qui doivent choisir entre garder leur compagnon ou avoir un toit au-dessus de leur tête.
Sophie Gaillard a expliqué : « Chaque jour, on a des gens qui se présentent en larmes à notre comptoir. Ce sont vraiment des choix extrêmement difficiles ». En pleine crise du logement où tant de familles peinent à trouver un endroit où vivre, elle souligne : « En 2025, les animaux font partie de la famille ».
Des témoignages poignants
Les manifestants ont également partagé leurs expériences personnelles lors de cet événement poignant. Dominic April, propriétaire heureux mais inquiet de deux chats, confie : « Je trouve ça complètement aberrant. Parfois, un animal c’est le seul réseau social qu’ont les personnes seules ». Il dépeint avec justesse l’impact émotionnel qu’a cette interdiction sur ceux qui vivent seuls ou dans des situations précaires : « Ça amène beaucoup de stress ».
La SPCA reçoit chaque jour des animaux abandonnés pour cause de déménagements liés aux restrictions locatives. Sophie Gaillard insiste sur l’aspect social derrière cette question animale : « C’est aussi une question de justice sociale. ça affecte les personnes les plus vulnérables ».
Vers un changement nécessaire ?
Malgré ses efforts constants auprès du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation pour faire avancer ce dossier crucial, Sophie Gaillard fait état d’un manque d’ouverture au dialogue : « C’est difficile à changer ». L’année précédente déjà, Québec solidaire avait tenté sans succès d’introduire un projet visant à empêcher toute interdiction relative aux animaux dans les logements locatifs.
Cet élan collectif témoigne non seulement d’un amour inconditionnel envers nos amis félins et canins mais aussi d’une quête essentielle vers une société plus juste où chacun peut vivre librement avec son compagnon bien-aimé. La lutte continue !

