L’association Ever’y Cat, dédiée à la protection des chats errants à Bruxelles, fait face à une crise financière sans précédent. Bien que les dons de sa communauté lui aient permis de respirer temporairement, l’avenir reste incertain. Avec plus de 1 000 chats errants dans la région et des refuges saturés, chaque geste compte pour assurer leur survie.
Une lutte quotidienne pour les félins
Dans le cœur vibrant de Bruxelles, l’association Ever’y Cat se bat chaque jour pour offrir un avenir meilleur aux chats errants. Grâce aux dons généreux de sa communauté et au soutien financier des communes ainsi que de Bruxelles Environnement, cette association parvient tant bien que mal à subvenir aux frais vétérinaires, alimentaires et d’équipement qui s’élèvent à environ 10 000 euros par mois. Mais aujourd’hui, la situation est critique : « On est toujours sur la corde, mais pour la première fois, cette sécurité ne suffit plus », confie un membre dévoué d’Ever’y Cat.
Avec seulement un mois d’existence devant elle avant d’être contrainte de fermer ses portes, l’association a lancé un appel désespéré aux dons. Les premiers retours ont été encourageants : « On a pu compter sur une grande solidarité. Cela nous permet de sortir la tête de l’eau pour quelques mois. » Un souffle d’espoir dans une mer souvent tumultueuse.
Une réalité alarmante
La problématique des chats errants en Belgique n’est pas nouvelle mais atteint des proportions inquiétantes. Selon les chiffres fournis par Bruxelles Environnement pour 2024, 938 chats errants ont été recueillis dans divers refuges bruxellois. Au total, ce sont 567 chats qui attendent désespérément une famille parmi les 1 350 animaux domestiques recensés au 1er décembre 2024.
Stéphanie, fervente défenseure des droits des animaux au sein d’Ever’y Cat souligne avec tristesse : « Il n’y a plus de haute saison. Nous n’avons pas un jour de répit sans abandon. » Ce constat amer révèle une saturation alarmante chez tous les refuges qui doivent quotidiennement refuser entre dix et trente demandes urgentes.
Un appel à la responsabilité
Les causes du fléau actuel sont multiples et interpellent directement le comportement des propriétaires de chats. « C’est une question de mentalité », insiste Stéphanie. Beaucoup acquièrent leurs chatons via des canaux non officiels avant d’abandonner ces animaux lorsqu’ils deviennent trop exigeants ou moins divertissants qu’espéré.
L’inefficacité persistante des politiques publiques en matière de stérilisation contribue également à aggraver cette situation déjà préoccupante : « Chaque année est pire que la précédente en termes de sauvetage. »
Des solutions encore inaccessibles
Malgré son désir ardent d’accueillir davantage d’animaux dans le besoin, Ever’y Cat se heurte à un manque cruel d’espace physique, opérant depuis plusieurs années dans le sous-sol familial où tout semble devenu trop étroit face à l’ampleur du problème.
Lorsqu’un chat errant est recueilli et sociable avec les humains, il est mis en adoption ; cependant cela implique aussi des coûts élevés pouvant atteindre jusqu’à 3 000 euros, incluant traitements médicaux nécessaires après avoir été exposé aux dangers extérieurs.
Bien qu’Ever’y Cat ait reçu récemment un coup de pouce financier salvateur grâce à sa communauté solidaire, elle rappelle avec insistance que toute aide demeure précieuse : “Nous ne relançons pas encore les admissions.”
À travers ces défis quotidiens se dessine pourtant une belle histoire humaine, celle du lien indéfectible entre ceux qui œuvrent sans relâche pour protéger nos amis félins et ceux qui choisissent généreusement d’apporter leur soutien. Dans ce combat acharné contre l’indifférence et l’incivisme, chaque don devient alors non seulement un acte charitable mais aussi une promesse faite envers ces âmes perdues cherchant refuge et amour dans notre monde parfois si froid.

