Dans la résidence Domitys d’Auray, les animaux de compagnie apportent réconfort et joie à leurs maîtres âgés. Pierre et Michelle Yvinec, ainsi que Marie-France Coritou et Sophie Boyer, partagent des moments précieux avec leurs chiens et leur chat. Ces compagnons à quatre pattes jouent un rôle essentiel dans le bien-être émotionnel des résidents.
Un choix de vie déterminant Les aboiements familiers derrière la porte du logement de Pierre et Michelle Yvinec ne surprennent personne. À 84 ans, ce couple vit ici depuis presque trois ans avec Nono, leur épagneul papillon de 8 ans. Pour Michelle, avoir un chien était une condition indispensable pour s’installer dans cette résidence : « Si la résidence n’avait pas accepté les chiens, on serait allés ailleurs.
C’était une condition sine qua non », affirme-t-elle. Pierre est atteint de Parkinson, une maladie qui a influencé leur décision de déménager : « Avoir un chien, c’est une stimulation. On le promène tous les deux chaque jour ».
Les sorties régulières à 8 h 15, 11 h 30, en début d’après-midi et en soirée sont devenues essentielles pour maintenir leur routine quotidienne. Aurélie Corvec, directrice adjointe de la résidence, souligne également l’importance des animaux : « Un animal sort les résidents de leur quotidien. ils ont tendance à faire diminuer le stress et à créer du lien social ». Des liens renforcés par l’amour des animaux Marie-France Coritou partage son quotidien avec son mari André, 85 ans, qui souffre d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
Ensemble, ils prennent soin d’Ibou, leur bichon frisé de 12 ans qu’elle promène trois fois par jour : « Je vais à la Chartreuse en voiture et je marche une à deux heures », explique-t-elle fièrement. Pour Sophie Boyer, 76 ans, vivre seule ne signifie pas être isolée grâce à Nevers, son chat adoré âgé de 9 ans : « Je ne vis pas seule puisque je suis avec Nevers. C’est mon bébé ». Ce félin est devenu la mascotte des Voiles rouges ; il est si populaire parmi les résidents que Sophie plaisante : « Si je gagnais cinq centimes à chaque fois qu’il est caressé, je pourrais payer ma résidence ! » Nevers apporte du bonheur au quotidien de Sophie : « Il miaule pour me signifier qu’il veut rentrer. Il me suit comme un chien ».
Même pendant son hospitalisation prolongée en janvier dernier, ses voisins se sont mobilisés pour s’occuper du chat. Aurélie Corvec rappelle que si les chats peuvent vagabonder librement dans l’établissement, les chiens doivent être tenus en laisse pour assurer la sécurité des résidents. Ces histoires touchantes témoignent du pouvoir inestimable des animaux dans nos vies.
Dans cette résidence où l’amour entre humains et bêtes se mêle aux défis quotidiens liés au vieillissement ou aux maladies chroniques, ces compagnons apportent chaleur et réconfort. Ils rappellent que même dans les moments difficiles de notre existence, il y a toujours place pour l’amour inconditionnel – celui que seul un animal peut offrir.


