Les 5 et 6 juillet, le marché couvert de Nogent-sur-Oise accueillera un salon du chiot, suscitant l’enthousiasme des amoureux des animaux. Cependant, l’association « Projet Animaux Zoopolis » (PAZ) s’oppose fermement à cet événement, dénonçant la marchandisation des animaux dans un contexte d’abandons massifs en France. Face à cette controverse, les enjeux liés à l’adoption responsable se posent avec acuité.
Un salon controversé
Les passionnés de chiens et de chats ont souvent rêvé d’un espace où ils peuvent rencontrer leurs futurs compagnons à quatre pattes. Le salon du chiot qui se tiendra les 5 et 6 juillet au marché couvert de Nogent-sur-Oise promettait d’être ce moment tant attendu. Avec une variété impressionnante de races présentées et la possibilité d’échanger avec des professionnels du secteur animalier soigneusement sélectionnés, cet événement semblait idéal pour ceux désireux d’accueillir un nouvel ami chez eux.
Pourtant, alors que les derniers préparatifs s’organisent, une ombre plane sur ce rendez-vous festif. L’association PAZ tire la sonnette d’alarme : « La France est championne d’Europe en matière d’abandons », déclare-t-elle avec force.
Une réalité alarmante
Loin de célébrer l’adoption responsable, PAZ met en lumière une problématique cruciale : « Les refuges sont pleins à craquer ». Amandine Sanvisens, co-fondatrice de l’association, souligne que ces événements encouragent une culture où les animaux deviennent des marchandises plutôt que des êtres vivants à chérir. Elle insiste sur le fait qu’« exposer les animaux comme des jouets que l’on achète est une honte alors que les abandons sont massifs ».
Cette indignation trouve écho dans leur appel aux visiteurs : ne pas assister au salon et réfléchir sérieusement avant toute adoption.
Des lois contournées ?
La loi française impose désormais un certificat d’engagement pour toute adoption animale afin de freiner les achats impulsifs. Pourtant, PAZ dénonce ce qu’elle qualifie « d’entourloupe » concernant ce document essentiel. Amandine explique : « Il n’est pas possible dans ces salons de signer le document et de revenir sept jours plus tard récupérer l’animal ». Selon elle, cela permettrait aux organisateurs du salon de contourner la loi sans aucune vérification réelle.
Une lettre au maire
Face à cette situation préoccupante, PAZ a décidé d’agir concrètement en adressant un courrier au maire de Nogent-sur-Oise, Jean-François Dardenne, lui demandant instamment « ne plus autoriser ce type de salon à l’avenir dans les lieux où la mairie est propriétaire ». Cette initiative vise non seulement à protéger les animaux mais aussi sensibiliser le public sur la responsabilité qui accompagne chaque adoption.
Un avenir incertain
Malgré cette opposition marquée par des voix engagées pour le bien-être animal, le salon devrait avoir lieu si aucune décision n’est prise pour son annulation. Prévu entre 10h et 18h20 pendant tout le week-end du 5-6 juillet avec un tarif modeste, 7 euros pour adultes et allant jusqu’à 3 euros pour enfants, cet événement pourrait attirer beaucoup de monde malgré tout.
De plus amples réflexions sont nécessaires autour des pratiques liées aux adoptions animales dans notre société moderne. À peine quelques semaines après celui-ci se déroulera également un autre salon similaire à Chantilly, prévu pour début août.
Dans cette période délicate où tantôt joie rime avec amour inconditionnel envers nos amis poilus ou félins adorés tandis que parfois il nous faut faire face aux réalités tragiques telles que l’abandon massif. N’oublions jamais qu’un acte réfléchi peut changer une vie, celle d’un animal qui attend patiemment derrière les barreaux d’un refuge ou celle qui aspire simplement à partager son quotidien avec nous !


