La Fondation 30 Millions d’Amis a récemment découvert des vidéos horrifiantes de chats torturés, diffusées sur Internet et souvent monétisées. Face à cette cruauté grandissante, Reha Hutin, Présidente de la fondation, appelle à l’instauration d’une loi de protection animale en Chine. Les réseaux sociaux semblent devenir le terrain fertile pour ces actes odieux qui touchent les félins et bien d’autres animaux.
Dans un coin sombre du web, une horreur sans nom se propage : des vidéos montrant des chats torturés jusqu’à la mort circulent dans un réseau international. Ces images sont non seulement choquantes mais aussi souvent accompagnées de commentaires glaçants tels que des émojis « pouce en l’air » ou des smileys morts de rire. L’ONG Gardiens des félins (Felins Guardians) dénonce ce phénomène en indiquant que « partage les vidéos de ces meurtres horribles sur des sites web accessibles au public ». L’association a recensé plus de 12 000 contenus documentant la torture animale durant les trois dernières années. Heliya, bénévole en charge de la stratégie franco-suisse pour Gardiens des félins, raconte comment tout a commencé : « L’organisation a été créée en mai 2023 après la diffusion d’une vidéo nommée “Chat dans un mixeur” ». Ce groupe malveillant s’est donné le nom évocateur de “Cat Torture Rings”, cherchant à étendre son influence via des messageries cryptées.
Des sévices impunis en Chine
Les descriptions des atrocités sont insupportables : chats démantelés, ébouillantés ou électrocutés… Aucune limite ne semble exister pour ces tortionnaires qui agissent avec une impunité totale. Selon une enquête menée par la BBC, « plus de 200 chats » auraient été victimes d’un même individu. Heliya souligne que « derrière ces vidéos se cache un grand mépris envers les amoureux des animaux ». La situation est particulièrement alarmante en Chine où aucune législation ne protège les animaux : « Certains tortionnaires chinois s’en vantent même – sachant que la police ne peut rien contre eux sans cadre légal », s’inquiète-t-elle.
Une surenchère dans l’horreur
Les membres de ces groupes ont désormais infiltré plusieurs pays du globe. Ils attirent leurs recrues avec des méthodes insidieuses comme montrer « des animaux malades et blessés », avant d’envoyer par message privé les liens vers leurs contenus sordides. Pour intégrer leur communauté perverse, chaque nouvel arrivant doit prouver sa capacité à infliger une souffrance animale : « C’est vraiment inquiétant », déplore Heliya. D’après Franceinfo, certains internautes n’hésitent pas à débourser plusieurs centaines de dollars pour choisir eux-mêmes les sévices infligés aux animaux. En septembre 2023, un concours macabre a même vu le jour au sein du réseau où il fallait voir combien ils pouvaient torturer et tuer 100 chats rapidement. Pour alimenter leur cruauté inhumaine, ils volent parfois directement chez les particuliers ou récupèrent simplement des animaux errants – mais surtout passent par le dark web où certains sites proposent à l’achat non seulement un animal mais aussi ses méthodes spécifiques de torture.
Un appel urgent à l’action
Face à cette situation désespérante, Reha Hutin lance un cri du cœur auprès du gouvernement chinois pour qu’une loi soit mise en place afin d’interdire ces pratiques abominables : « S’il est impératif et urgent d’agir pour contrer cette folie…l’absence d’un cadre juridique ne permet pas d’identifier et poursuivre les tortionnaires ». Elle propose également son expertise juridique pour aider à créer ce cadre protecteur. De son côté, Gardiens des félins incite ses membres à envoyer lettres et cartes postales au gouvernement chinois afin qu’il adopte une loi anti-cruauté animale : « Des citoyens chinois nous alertent sur ces images qui prennent toujours plus d’ampleur », confie Heliya. Actuellement plus que jamais nécessaire est le soutien collectif face aux atrocités vécues par nos amis félin ! Une pétition cumulant plus de 42 000 signatures demande fermement sanctions contre ces réseaux ainsi que la fin immédiate de toute forme de diffusion monétisée liée aux actes cruels envers nos compagnons animaliers.
Une lutte commune contre l’indifférence
Les ONG comme Gardiens des félins mettent aujourd’hui en lumière une réalité alarmante : toutes les deux heures et demie apparait sur Internet une nouvelle vidéo montrant un chat horriblement torturé ! Ces pratiques sont encouragées par certains algorithmes qui récompensent ce type contenu morbide. « Le but n’est pas d’invisibiliser ces actes mais bien cesser leur prolifération », conclut Heliya avec détermination. Sans action ni intervention rapide nous risquons tous ensemble – amoureux inconditionnels ou simples observateurs –de laisser perdurer cette normalisation tragique ! Ensemble faisons entendre notre voix et protégeons ceux qui ne peuvent se défendre !


