Les tristes conséquences d’un amour mal placé pour les chats
Dans un quartier de Brossard, une résidente se trouve dans une situation délicate à cause de la passion démesurée de sa voisine pour les chats errants. Entre désagréments et découvertes macabres, elle appelle à l’action des autorités municipales qui semblent rester sourdes à ses plaintes. Au cœur de ce récit se dessine un véritable drame animalier et humain.
Une cohabitation difficile avec les félins
Cela fait cinq ans que cette Brossardoise endure les conséquences des agissements de sa voisine, qui nourrit non pas un ou deux, mais jusqu’à huit chats errants simultanément sur son terrain. Malgré plusieurs tentatives pour faire changer son comportement, rien n’y fait. « Ce qui me choque le plus, c’est que la Ville ne fait pas respecter son règlement », s’insurge-t-elle.
En février dernier, elle a décidé d’escalader la situation en contactant Xixi Li, conseillère municipale de son district. Elle espérait ainsi faire appliquer le règlement municipal interdisant explicitement le nourrissage des chats errants. En réponse à sa démarche, Services Brossard lui a rappelé l’existence du programme CSRM (Capture, Stérilisation, Remise en liberté et Maintien dans la colonie), mis en place pour contrôler la surpopulation féline.
Ni moi ni l’autre copropriétaire du triplex n’avons accordé une telle autorisation, explique-t-elle avec frustration.
Des découvertes tragiques
Elle souligne également que ces nuisances vont bien au-delà des simples excréments ou dommages matériels ; elles touchent aussi directement la santé et le bien-être de ses propres animaux domestiques.
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Un manque d’intervention préoccupant
La Ville de Brossard reste muette quant à savoir si la voisine concernée participe effectivement au programme CSRM. Marie-Ève Poudrette, cheffe intérimaire aux communications, assure que chaque plainte est vérifiée afin d’assurer le respect du règlement municipal : « Dans le cas soulevé, il est possible que la situation ait été conforme au règlement municipal ».
Pourtant, seulement deux à trois plaintes par an sont enregistrées concernant ce même sujet dans toute la ville ; souvent émanant de citoyens bien intentionnés mais mal informés sur le fonctionnement du programme CSRM.
Avec 111 permis actifs en 2024 dans ce même cadre et un suivi mensuel rigoureux effectué auprès des gardiens de colonies par SPCA Roussillon et Services publics Brossard, on pourrait croire que tout est sous contrôle… Mais pour notre héroïne du jour dont le quotidien est devenu un véritable cauchemar félin où règnent désolation et tristesse face aux pertes animales répétées.
Cette histoire nous rappelle combien il est essentiel d’agir avec responsabilité envers nos amis à quatre pattes tout en respectant les règlements établis pour garantir leur bien-être ainsi que celui des autres habitants humains comme animaux. Les autorités doivent prendre conscience qu’une vie humaine peut être profondément affectée par l’amour inconditionnel porté vers nos compagnons félins lorsqu’il déborde sur l’espace public sans régulation adéquate.
Il ne reste plus qu’à espérer qu’une solution soit trouvée rapidement afin que chacun puisse vivre en harmonie sans craindre pour sa tranquillité ni celle des adorables petits êtres poilus qui partagent notre monde.


