À la SPA de Pontarlier on affirme que sans action déterminée les résultats ne seront jamais au rendez-vous

Des abandons d’animaux en hausse : un appel à la sensibilisation

À l’approche de l’été, la SPA de Pontarlier tire la sonnette d’alarme face à une situation alarmante : les abandons d’animaux ne connaissent plus de saison. Florian Ferraroli, président de la SPA, souligne que les raisons sont multiples et souvent douloureuses. En parallèle, le problème de la non-stérilisation des chats aggrave cette crise, entraînant une surpopulation au refuge.

Une réalité qui ne cesse d’évoluer

Chaque année, alors que le soleil brille et que les vacances approchent, les campagnes de sensibilisation contre l’abandon des animaux se multiplient. Mais pour Florian Ferraroli, président de la SPA de Pontarlier, « il n’y a plus de saison ». Autrefois marquée par un pic autour des mois de mai-juin, la période des abandons s’étend désormais tout au long de l’année. Les raisons évoquées sont souvent tragiques : divorces, déménagements ou allergies. Et dans bien des cas, l’arrivée d’un bébé devient incompatible avec un animal domestique.

« C’est catastrophique », déplore-t-il concernant le sort réservé aux chats au refuge où se côtoient environ soixante animaux félins. La rotation est relativement satisfaisante pour les chiens mais pas pour les chats qui continuent d’être abandonnés en raison du manque crucial de stérilisation.

Le fléau des chatons non désirés

Florian explique que « 5-6 chatons naissent tous les deux mois et demi », provoquant une surpopulation inquiétante. Les propriétaires pensent pouvoir donner ces petits êtres adorables mais finissent par réaliser qu’ils ne peuvent pas assumer cette responsabilité indéfiniment. Le coût associé à l’entretien d’un animal peut vite devenir prohibitif lorsque surviennent vieillesse ou accidents.

« Pour tous les refuges, le plus gros problème est la non stérilisation des chats », insiste-t-il avec gravité.

Un syndrome humain derrière chaque abandon

Un autre phénomène préoccupant observé par Florian est celui du syndrome de Noé. Ce terme désigne ces personnes qui accumulent un nombre excessif d’animaux chez elles sans maltraitance physique apparente. « Ces gens aiment leurs animaux mais mal », explique-t-il tristement en décrivant des situations où l’on trouve jusqu’à cinquante chats entassés dans un espace restreint comme 30m².

Derrière ce comportement se cache souvent une souffrance humaine : solitude et isolement font partie intégrante du tableau.

Agir avant qu’il ne soit trop tard

Florian Ferraroli plaide pour une action forte afin d’éviter cette souffrance animale croissante : « J’ai promené mon premier chien à 17 ans au refuge de Montbéliard. J’en ai aujourd’hui 50 ». Malgré cela, il constate qu’aucun changement significatif n’a eu lieu depuis toutes ces années malgré quelques lois existantes qui restent souvent inapplicables.

Il propose même une taxe visant à réduire le nombre d’abandons et suggère que « pour les animaux qui ne sont pas de race », rendre la stérilisation systématique pourrait être une solution efficace.

La SPA compte actuellement trois salariés et quinze bénévoles dévoués à leur cause noble mais ils manquent cruellement de familles d’accueil, tant pour chiens que pour chats. Actuellement limitées à quatre familles pour accueillir des félins et seulement une pour canidés, ils espèrent atteindre respectivement dix et trois familles accueillantes supplémentaires.

Les frais vétérinaires ainsi que la nourriture sont pris en charge par le refuge ; c’est donc ensemble qu’ils peuvent faire face aux défis quotidiens liés aux nombreux compagnons laissés sans foyer.

Un appel chaleureux aux amoureux des animaux

Alors que nous nous rapprochons encore davantage du cœur battant du printemps et ensuite vers nos étés tant attendus avec nos amis poilus près de nous, rappelons-nous combien il est essentiel d’agir ensemble contre ce fléau grandissant qu’est l’abandon animalier ! Chaque geste compte ; chaque adoption fait toute la différence !

Soyez cet amour inconditionnel dont chaque chat a besoin !

Walter Lefebvre

Journaliste animalier, je consacre ma plume à raconter le monde fascinant des félins, du chat de gouttière malicieux au majestueux Maine Coon. Entre enquêtes sur la protection animale, portraits de races et immersion dans les refuges, je donne voix à leurs histoires pour sensibiliser et émerveiller. Mon objectif : transmettre l’amour et le respect des chats à travers des récits vivants et documentés.

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