Des chats en danger : l’alerte des bénévoles face au typhus à Villefranche-de-Rouergue
L’association Libres chats en bastide a récemment tiré la sonnette d’alarme après avoir constaté des cas de typhus chez des chats errants dans les abattoirs de Villefranche-de-Rouergue, en Aveyron. Face à cette situation alarmante, elle a décidé de cesser ses opérations de trappage, entraînant une inquiétude croissante pour le sort des animaux malades. La municipalité, quant à elle, tente de clarifier la situation.
Une découverte tragique
Corinne Baillon, présidente de l’association, partage son désarroi : « Ils ont dû l’attraper par les semelles des chaussures. Des familles d’accueils hébergeaient des chatons, qui sont morts. Imaginez le traumatisme. »
Face à cette menace pesante sur leurs protégés et leur propre foyer, l’association s’est résolue à prendre une décision difficile : « Nous avions dit aux abattoirs que nous ne viendrions plus trapper. C’était trop dangereux pour nos animaux. » Corinne souligne également son inquiétude face au sort incertain des autres félins laissés sans soins.
Un appel à la responsabilité collective
La direction des abattoirs n’a pas souhaité commenter cet incident préoccupant. En revanche, Jean-Marie Bugarel, conseiller municipal délégué à la condition animale a tenu à apporter quelques précisions : « On trouve des cas de typhus. Ces animaux finissent par mourir dans un coin. » Pour lui et pour la mairie, il est crucial d’agir rapidement afin d’éviter que ces colonies mal maîtrisées ne deviennent un véritable foyer épidémique.
Il pointe aussi du doigt certaines pratiques au sein même de Libres chats en bastide : « Elle n’a pas respecté le protocole ». Selon lui, cela aurait contribué directement aux décès tragiques observés parmi les jeunes chatons hébergés par leurs familles d’accueil.
Vers une nouvelle collaboration ?
Le conseiller municipal révèle qu’il existe désormais plusieurs associations prêtes à intervenir pour aider ces chats villefranchois abandonnés. “On a des bénévoles. qui veulent prendre le relais”, explique-t-il tout en ajoutant que malgré ces bonnes intentions et le soutien financier accordé (9 000 € annuels), il semble y avoir un manque de communication entre toutes les parties concernées.
Jean-Marie Bugarel conclut avec une note d’espoir mais aussi d’urgence : « Si les animaux sont malades, c’est bien là qu’il faut trapper. »
Dans ce contexte difficile où tant d’animaux souffrent encore dans l’indifférence générale, chaque acte compte et chaque voix peut faire la différence. Les amoureux des chats, comme vous et moi, devons rester solidaires et vigilants face aux défis auxquels font face nos amis félins. Ensemble soutenons ceux qui œuvrent sans relâche pour leur bien-être !


