Une affaire troublante de trafic d’animaux révélée au tribunal de Pau
Le 12 mai, le tribunal de Pau a jugé une femme de 38 ans pour des faits graves remontant à la période 2008-2011. Accusée de travail dissimulé, elle devait près de 34 000 euros à l’Urssaf pour avoir volé et revendu des chats et chiens en trompant les acheteurs sur leur état. Les conséquences tragiques ont touché plusieurs animaux, certains décédant peu après leur acquisition.
Des escroqueries répétées
La prévenue n’a pas hésité à récidiver entre 2012 et 2013, continuant son trafic avec des certificats frauduleux obtenus grâce à un tampon volé chez une vétérinaire. À cette époque, elle avait également falsifié des déclarations auprès d’organismes sociaux, lui permettant d’empocher plus de 15 000 euros de la Sécurité sociale et 12 000 euros de Pôle Emploi.
« Elle vient avec sa Twingo jaune et vole deux chats à une personne en fauteuil roulant, » a rapporté l’avocat lors du procès. Ce témoignage poignant illustre bien l’ampleur du mépris dont faisait preuve la prévenue envers ses victimes.
Un douloureux témoignage
Des victimes étaient présentes lors du jugement, comme cet homme qui a apporté un document prouvant qu’il avait acheté un chien pour 799 euros, accompagné de factures d’hospitalisation. Il demandait une indemnisation de 300 euros pour le préjudice subi. Une autre femme cherchait à récupérer 1 500 euros pour trois chatons dérobés.
« Son système fonctionnait parfaitement bien, surtout les escroqueries avec les chats, » a souligné le procureur, ajoutant que les infractions commises étaient nombreuses.
La décision du tribunal
Bien que la prévenue ait déjà été condamnée précédemment à douze mois d’emprisonnement dont six mois avec sursis, cette fois-ci le tribunal a opté pour une sanction financière : 150 jours-amendes à raison de 20 euros chacun. Elle devra également indemniser ses victimes à hauteur de plus de 15 000 euros, incluant environ 12 000 euros destinés à France Travail.
« Vous pouvez essayer de récupérer cet argent, mais on ne peut pas vous garantir qu’elle va payer, » a averti la juge aux victimes présentes dans la salle.
Dans ce récit tragique où l’amour des animaux se heurte aux actes ignobles d’une personne sans scrupules, il est essentiel que chaque adoption soit faite avec précaution et responsabilité. La protection animale doit être notre priorité afin que ces petites âmes ne soient jamais plus victimes d’un tel commerce inhumain.


