Un drame qui a marqué les esprits : la mort de Neko et ses conséquences
Le 2 janvier 2023, un tragique incident à la gare Montparnasse à Paris a bouleversé Georgia et sa fille Melaïna. Alors qu’elles prenaient le TGV pour Bordeaux, leur chat Neko s’est échappé, entraînant une situation dramatique qui a suscité une vive émotion au sein du public. Suite à cet événement, la SNCF a mis en place un nouveau protocole concernant les animaux de compagnie.
Une évasion fatale sous le train
C’était il y a plus de deux ans. Dans l’effervescence d’un départ imminent, Neko s’est échappé de sa sacoche pour se cacher sous une rame. Malgré les cris désespérés de Melaïna, âgée de 15 ans, et les supplications adressées aux contrôleurs, le train est parti sans attendre. « Je hurlais, je paniquais, j’interpellais des gens », avait-elle confié au Parisien. Malheureusement, quelques secondes après le départ du train vers Bordeaux avec 800 passagers à bord, Neko fut écrasé : « scié en deux ».
Ce drame ne passa pas inaperçu et provoqua une onde de choc dans l’opinion publique. Les maîtresses endeuillées poursuivirent la SNCF en justice et remportèrent chacune 1 000 € pour préjudice moral en première instance. Toutefois, lors d’un appel ultérieur, la compagnie fut relaxée.
Des mesures prises suite au drame
20 minutes pour sauver un animal
Selon ce nouveau règlement instauré par la SNCF : si un animal s’échappe sous un train juste avant son départ en gare, celui-ci pourra être retardé jusqu’à 20 minutes maximum. À partir du signalement d’un passager signalant l’incident :
- Le personnel aura 10 minutes pour tenter d’identifier l’animal depuis le quai
- Si l’animal est repéré durant ce laps de temps initial, ils disposeront alors encore de 10 minutes maximum « pour faire sortir l’animal sans engager la zone dangereuse »
Si malgré tout cela l’animal ne ressort pas rapidement du dessous du train ou des voies ferrées après ces interventions précoces et prudentes ; alors seulement le départ sera ordonné… mais lentement ! En effet il se fera « à vitesse d’un homme au pas » afin que le félin ait une dernière chance.
Des avis partagés sur cette nouvelle règle
Cette initiative a été saluée par certains comme étant empreinte de bon sens. François Deletraz, président de Fnaut (la Fédération nationale des associations d’usagers des transports), expliqua que « La SNCF a pesé le pour et le contre entre une certaine humanité face à un événement rarissime et l’obligation de services ».
Cependant, cet encadrement temporel soulève également des critiques, notamment celles formulées par Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis, qui avait porté plainte contre SNCF Voyageurs suite au décès tragique de Neko : « On ne met pas une durée sur la vie d’un animal », s’indigna-t-elle auprès des médias.
Elle ajouta avec ferveur : « 20 minutes c’est dérisoire ! Et après ça leur donne-t-il droit à écraser ? Où est donc passée toute compassion ? » L’association espère vivement que ce délai sera revu afin qu’aucun autre compagnon félin n’ait à subir un sort similaire.
Dans cette histoire poignante où amour maternel rencontre tragédie animale, nous ressentons tous combien nos compagnons félins sont précieux dans notre vie quotidienne. Espérons que ces nouvelles mesures permettront non seulement davantage de sécurité mais aussi de l’humanité envers nos amis poilus dans toutes situations futures.


