Des chatons abandonnés : un cri du cœur pour les félins en détresse
Récemment, une vague d’abandon de chatons dans le Bas-Saint-Laurent a mis en lumière une réalité alarmante : la maltraitance animale est en forte augmentation. Cathy Tremblay, propriétaire de l’animalerie Poils et Plumes d’Amqui, témoigne des conséquences désastreuses de cette situation. Alors que des citoyens se mobilisent pour sauver ces petits êtres vulnérables, il est urgent d’agir pour endiguer ce fléau.
Une triste découverte
Le 8 juillet dernier, Josée Leclerc a fait une découverte bouleversante sur la route Labrie à Amqui. En s’arrêtant pour aider un petit chaton au milieu de la route, elle a réalisé qu’il y avait « des dizaines qui avaient visiblement été abandonnées ». Au total, 48 chatons ont été signalés comme étant laissés à eux-mêmes. Les résidents du secteur ont réussi à sauver une quinzaine de ces animaux malheureux.
Malheureusement, parmi ceux-ci, un jeune chaton a été happé par une voiture et un autre âgé de moins de cinq semaines n’a pas survécu malgré les efforts déployés pour le secourir. Des images poignantes montrent ces petits rescapés affamés et amaigris cherchant désespérément chaleur et réconfort.
Une situation alarmante
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : entre le 16 juillet 2024 et le 15 juillet 2025, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) a enregistré 151 signalements liés à des animaux vivant dans des conditions précaires ou abandonnés. Cela représente déjà 21 plaintes supplémentaires par rapport à l’année précédente.
Andrée Boisselle, bénévole responsable des soins à la Société protectrice du Littoral à Rimouski, partage son inquiétude face à cette recrudescence : « C’est de pire en pire ! On récupère de plus en plus de chats en très mauvais état ». Cette montée inquiétante pourrait être exacerbée par la hausse des frais vétérinaires et le manque d’accès aux soins nécessaires.
Vers une prise de conscience collective
Face à cette crise grandissante, Cathy Tremblay appelle chacun à prendre ses responsabilités. Elle propose même que tous les chats vendus dans son animalerie soient stérilisés afin d’enrayer ce cycle tragique : « Il faut agir ! Si les refuges et les animaleries stérilisaient les animaux, on réduirait une bonne partie du problème ».
Pourtant, trop souvent encore les propriétaires choisissent l’abandon sauvage plutôt que d’opter pour une solution humaine. Le Dr Vincent Paradis souligne également l’importance d’offrir des services préventifs aux citoyens afin d’éviter ces situations dramatiques.
Un avenir meilleur ?
Il existe pourtant des initiatives positives comme celles proposées par Proanima qui offre des cliniques gratuites ou peu coûteuses pour favoriser la stérilisation chez les personnes à faible revenu. Ces actions pourraient changer la donne si elles étaient davantage soutenues.
Dans ce contexte difficile où tant de vies sont mises en péril chaque jour, il est essentiel que chacun prenne conscience du rôle qu’il peut jouer dans le bien-être animal.
Ensemble nous pouvons faire entendre notre voix contre l’abandon ! Chaque geste compte dans cette lutte commune pour offrir un avenir meilleur aux compagnons félins qui apportent tant d’amour dans nos vies.


