Le nombre d’adoptions de chats est en chute libre, et la situation devient alarmante pour les refuges. Les chatons abandonnés, souvent retrouvés dans des conditions désastreuses, nécessitent des soins intensifs. Face à une diminution des bénévoles, le refuge Sans Collier peine à maintenir ses activités essentielles.
Une situation préoccupante pour nos amis félins
À l’approche de l’été, les refuges constatent une baisse significative du nombre d’adoptions. Floriane Brackx, directrice du refuge Sans Collier, souligne que « c’est souvent le cas à cette période », mais ajoute avec inquiétude que « par rapport aux années précédentes, avant l’été, le nombre a encore diminué. » Cela signifie moins de places disponibles et par conséquent moins d’animaux sauvés.
Ces petits êtres vulnérables arrivent souvent en très mauvais état et nécessitent un soin urgent.
Un défi logistique immense
Les soins apportés aux chatons représentent un véritable défi logistique. « Les chatons ne sont pas sevrés et doivent être biberonnés toutes les deux heures, » explique Floriane. Malheureusement, il n’est pas possible de garder tous ces animaux au centre tout en s’occupant d’eux correctement ; ainsi, les bénévoles prennent le relais chez eux pour leur donner le biberon. Cette situation engendre une explosion des frais vétérinaires liés aux soins nécessaires ainsi qu’à la stérilisation.
Floriane déplore aussi que ceux qui restent au refuge se retrouvent entassés dans plusieurs cages : « la charge de travail est très élevée. »
Moins de bénévoles face à plus de besoins
Le poids de cette responsabilité repose sur un nombre réduit de bénévoles. Depuis la fin du Covid-19, leur implication diminue progressivement. Elle explique : « On a même allégé les règles… Aujourd’hui, c’est minimum une fois par mois. » En moyenne, environ vingt bénévoles sont présents chaque jour au refuge ; pourtant certains jours ce chiffre tombe à dix ! La pression monte alors sur ceux qui restent : « Tout le monde souffre de cette situation. »
Avec l’arrivée des vacances estivales qui éloignent encore plus les bénévoles engagés dans ce combat quotidien pour sauver nos amis à quatre pattes, cela rend la tâche encore plus ardue.
Des projets suspendus par l’incertitude financière
Le conseil d’administration envisageait déjà d’ouvrir un troisième refuge après ceux situés à Perwez et Chastre afin d’étendre leur mission salvatrice. Cependant, ce projet est actuellement mis “au frigo”. Floriane précise que « notre financement repose exclusivement sur des dons », or une récente annonce gouvernementale concernant une réduction fiscale pourrait avoir un impact significatif sur leurs ressources financières.
Elle rappelle également que le coût annuel du fonctionnement du refuge s’élève à un million et demi d’euros : “Il faut savoir…” dit-elle avec gravité avant d’ajouter qu’ils ne peuvent pas envisager l’avenir sereinement face aux incertitudes liées notamment aux changements législatifs prévus pour 2028 concernant le droit de succession.
Dans ces moments difficiles où tant dépend du cœur humain et de notre capacité collective à agir avec compassion envers nos compagnons félins laissés sans voix ni foyer… N’oublions jamais qu’un geste simple comme adopter peut transformer non seulement la vie d’un animal mais également celle d’une famille entière prête à offrir amour et chaleur !


