Le Chatipi de Rouen : un havre pour les chats errants victime de vandalisme
Dans la nuit du 12 au 13 juillet 2025, le Chatipi, une cabane dédiée à la sécurité et à la stérilisation des chats errants dans le quartier des Sapins à Rouen, a été vandalisé pour la troisième fois. Inaugurée en juin dernier par les associations One Voice et 3 P’tits Chats 76, cette installation est essentielle pour offrir un refuge aux félins abandonnés.
Un lieu de vie menacé
« C’est le cœur lourd que nous partageons avec vous une bien mauvaise nouvelle. Le Chapiti, ce lieu d’accueil et de bien-être pour nos chats libres, a été vandalisé », déplore Virginie Billaux, présidente de l’association 3 P’tits Chats 76, sur les réseaux sociaux. Les dégâts sont importants : porte fracturée, matériel abîmé et mégots jetés dans les gamelles des animaux. Bien que rien n’ait été volé, Virginie souligne « des actes gratuits, violents, incompréhensibles » qui viennent « frapper le travail de nos bénévoles ».
Le moral des équipes est au plus bas. Dans un moment d’émotion palpable, elle déclare : « Tous ces efforts, ces centaines d’heures de travail jetées par la fenêtre. Nous sommes en colère, en détresse, mais aussi déterminés à ne pas laisser cet acte impuni. »
Un appel à l’aide
L’association appelle toute personne ayant assisté aux faits ou possédant des informations sur les responsables à se manifester. « Plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien. Un mot, un partage, une aide, tout compte », insiste-t-elle.
La cabane Chatipi est conçue comme un espace accueillant où les chats peuvent trouver refuge avant d’être stérilisés afin d’éviter leur prolifération. Chaque jour passé dehors expose ces animaux à des dangers tels que la faim ou les maladies.
Une réalité alarmante
En France, il y aurait environ 11 millions de chats errants. Un couple non stérilisé peut engendrer jusqu’à 20 000 descendants en seulement quatre ans ! Mathilde Perrot de One Voice explique : « L’errance féline trouve sa source auprès des particuliers qui ne font pas stériliser leur chat. » Elle ajoute avec compassion : « Il y a beaucoup d’idées reçues concernant leur vie. Alors qu’en réalité, ces chats vivent souvent dans des conditions dramatiques. »
Avec près de 60 cabanes Chatipi disséminées partout en France et celui-ci étant le premier construit en Normandie, il est crucial que chacun prenne conscience du sort réservé aux félins sans abri.
Une communauté soudée
Malgré ce coup dur porté au Chatipi et aux efforts inlassables des bénévoles qui s’attachent chaque jour à améliorer le sort des chats errants du quartier des Sapins , il reste encore beaucoup à faire pour sensibiliser l’opinion publique sur cette problématique cruciale.
C’est ensemble que nous pouvons apporter notre soutien aux initiatives comme celles du Chatipi. En témoignant notre amour pour ces êtres sensibles et vulnérables qui partagent notre quotidien avec tant de grâce malgré leurs épreuves.
Au fond du cœur noirci par ce vandalisme se cache une lumière d’espoir portée par ceux qui continuent sans relâche leur combat pour donner dignité et protection aux pauvres petits compagnons poilus laissés-pour-compte.


