Un chaton au cœur de la brigade : Cheops, le compagnon des jeunes victimes
À La Rochelle, un petit chaton nommé Cheops, âgé de trois mois, a trouvé sa place au sein du commissariat local. Sa mission est unique : apporter réconfort et apaisement aux jeunes victimes lors des auditions difficiles. Grâce à cette initiative innovante, la prise en charge des enfants confrontés à la violence prend une nouvelle dimension.
Une présence rassurante dans un environnement chargé d’émotions
La maison de Cheops est désormais le commissariat de La Rochelle, plus précisément les bureaux de Jean-Michel et Laura, deux enquêteurs dévoués à la protection de la famille. L’atmosphère y est souvent lourde, empreinte des histoires douloureuses qu’ils traitent. Mais avec l’arrivée du petit félin, quelque chose a changé : « Il nous apporte beaucoup de choses vis-à-vis des enfants, » confie Jean-Michel. « Il apaise un petit peu les enfants lors de ces auditions, il amène de la tranquillité et les enfants se sentent plus à l’aise. »
Régulièrement amené dans une salle spécialement conçue pour recueillir les témoignages des victimes, Cheops s’y sent comme chez lui. « Si l’enfant est ok avec ça, on pose Cheops dans la salle. Il va souvent vers les enfants, sur leurs genoux ou chercher quelques caresses. » Cette interaction douce permet aux petits témoins d’alléger leur fardeau émotionnel.
Un projet soutenu par toute l’équipe
L’idée d’introduire un chat au sein du service n’est pas arrivée par hasard. Elle a germé dans l’esprit du duo d’enquêteurs avant que Myriam Akkari, directrice interdépartementale de la police nationale en Charente-Maritime, ne prenne le relais pour concrétiser ce projet audacieux. « On a pris soin de faire un sondage auprès des effectifs pour être sûrs qu’il y aurait une acceptation, » explique-t-elle. Le soutien fut unanime et sans allergies parmi le personnel.
Les détails logistiques ont également été soigneusement planifiés : deux policiers référents veillent sur Cheops et s’assurent qu’il soit bien soigné chez le vétérinaire. Myriam ajoute : « Il y a une logistique qui a été prise en charge par la direction dans le cadre du budget. pour une meilleure prise en charge des victimes. »
Chaque soir venu, alors que les lumières s’éteignent au commissariat, Cheops reste auprès des policiers qui lui offrent chaleur et affection jusqu’au matin suivant où il reprend son rôle essentiel aux côtés de ceux qui œuvrent pour protéger les plus vulnérables.
Dans cet espace où règne parfois l’angoisse et la tristesse, Cheops devient ainsi non seulement un animal réconfortant mais aussi un symbole d’espoir et d’amour inconditionnel pour tous ceux qui croisent son chemin.


