Des chats rescapés au cœur du tri des déchets : une journée marquante à Pluzunet
Le samedi 14 juin, la cabine de tri de Valorys à Pluzunet a été le théâtre d’un événement inattendu. Martine, salariée depuis seize ans au Smitred des Côtes-d’Armor, a partagé son expérience unique lors des portes ouvertes. Entre les défis du tri sélectif et la surprise de découvrir deux petits chats vivants dans les machines, cette journée a laissé une empreinte forte sur tous les participants.
Une routine perturbée par l’inattendu
« Notre bête noire, c’est Noël », confie Martine en décrivant les complications engendrées par les filets de sapin qui endommagent régulièrement les machines. En ce jour particulier, elle fait visiter la vaste pièce où se déroulent chaque jour le travail acharné des collaborateurs. Le processus est complexe : après avoir passé un trommel pour un premier tri mécanique et un overband pour le tri magnétique, il reste encore un crible balistique avant que le déchet n’arrive sur le tapis roulant.
Ici, 50 tonnes de déchets sont traitées quotidiennement. Pourtant, malgré ces technologies avancées, « 20% d’erreur de tri » subsistent selon Valorys. Ces erreurs peuvent parfois mener à des découvertes surprenantes.
Des vies sauvées parmi les déchets
Martine raconte avec émotion : « Il y a quinze jours, deux petits chats vivants. Ils ont survécu au passage dans nos machines ». Après cette incroyable découverte, ils ont été confiés à la SPA où l’un d’eux avait besoin de soins après avoir saigné du nez. Bien que soulagée qu’ils soient en sécurité maintenant, elle s’inquiète tout de même pour leur avenir : « J’imagine qu’ils vont quand même avoir quelques troubles neurologiques… ».
Cette rencontre inattendue rappelle combien la vigilance humaine est essentielle dans ce secteur où des animaux comme des rats peuvent également être trouvés sur le tapis de tri.
Un coût caché du mauvais tri
Éric Robert, président du Syndicat mixte du traitement des déchets et guide lors de cette visite spéciale, évoque aussi une anecdote révélatrice concernant l’importance d’un bon tri : « Un paysagiste trégorrois a renversé ses “déchets verts” dans notre plateforme et y a aussi fait tomber son godet ». La conséquence ? Un changement moteur pour le broyeur qui a coûté 45 000 € !
Ces histoires illustrent non seulement l’importance cruciale d’un bon tri mais aussi l’impact financier que cela peut engendrer.
Une invitation à prendre conscience
L’opération portes ouvertes se poursuit jusqu’au dimanche 15 juin avec une multitude d’activités telles que spectacles et ateliers autour du recyclage. L’entrée est gratuite au site du Quelven à Pluzunet.
À travers ces récits poignants et ces découvertes inattendues parmi les déchets recyclables se dessinent non seulement des enjeux environnementaux mais aussi un profond respect pour toutes formes de vie qui méritent protection et attention. Dans ce monde souvent tourné vers l’efficacité économique immédiate, n’oublions jamais qu’il y a toujours place pour compassion et humanité – même là où on ne s’y attend pas !


