Naissance de deux chatons pêcheurs : un espoir pour l’espèce vulnérable
Le zoo de La Flèche a récemment célébré la naissance de deux chatons pêcheurs, une espèce classée « vulnérable » sur la liste rouge de l’UICN. Cet événement marquant témoigne des efforts déployés pour préserver cette espèce menacée, avec une attention particulière portée à la diversité génétique. Cyril, vétérinaire au zoo, exprime sa satisfaction face à cette réussite dans une vidéo diffusée le 27 juin.
Un programme de reproduction
La mission du zoo n’était pas simple mais elle était essentielle : faire naître un chat pêcheur (Prionailurus viverrinus). En effet, cette espèce a vu sa population passer de 90 individus en captivité en Europe à seulement 55 aujourd’hui. Classée « vulnérable », elle figure parmi les espèces menacées d’extinction.
Pour ce faire, le zoo a accueilli un mâle provenant du zoo de Prague et une femelle nommée Saray, arrivée du zoo d’Athènes en 2023. Ces arrivées s’inscrivent dans le cadre d’un programme européen de reproduction dirigé par l’association européenne des zoos et aquariums (EAZA). Avec une ironie romantique, les premières tentatives de reproduction entre ces deux félins ont eu lieu à la mi-février, jour de la Saint-Valentin.
Deux bébés nés au printemps
La nature a rapidement répondu aux efforts des soigneurs. Le 26 avril 2025, soit 71 jours après leur rencontre amoureuse, deux adorables bébés ont vu le jour lors d’une belle journée printanière. La durée habituelle de gestation chez le chat pêcheur est comprise entre 63 et 70 jours.
Alexia, soigneuse au zoo, raconte son émotion lors de cette découverte inattendue : « Quelle n’a pas été ma surprise ! J’étais en train de nettoyer le bâtiment et l’enclos. Je baisse la tête et je vois un petit truc tout noir qui bougeait dans la paille. J’ai pleuré, puis c’était l’extase. »
Bien plus qu’un heureux événement
À l’état sauvage, les chats pêcheurs habitent principalement les zones humides d’Asie du Sud-Est – marais, mangroves et forêts tropicales humides sont leurs refuges naturels jusqu’à 1800 mètres d’altitude. Leur régime alimentaire se compose essentiellement de poissons et d’oiseaux aquatiques.
Malheureusement, comme nous l’avons rapporté précédemment dans un article du Figaro en 2023 : « ce sont essentiellement le déboisement, la bétonnisation et la pollution des sols et des cours d’eau qui sont responsables de sa faible population à l’état sauvage ». D’autres facteurs tels que la chasse ou encore le piégeage par les éleveurs compliquent davantage leur survie.
Dans un communiqué publié le 25 juin dernier, le zoo souligne que « cette naissance est donc bien plus qu’un heureux événement : elle contribue à renforcer la diversité génétique et à assurer l’avenir de l’espèce dans le cadre de la conservation ex-situ ».
Ces naissances apportent non seulement joie mais aussi espoir pour tous ceux qui œuvrent pour protéger nos amis félins menacés. Chaque petit chaton représente une promesse pour demain ; ensemble continuons à soutenir ces initiatives cruciales pour préserver notre biodiversité !

