Un adieu empreint d’amour : le marché funéraire pour animaux de compagnie en pleine expansion
Le marché funéraire pour les animaux de compagnie connaît un essor significatif en Suisse, offrant aux maîtres endeuillés des options variées et respectueuses. Entre incinérations individuelles et créations de souvenirs uniques, ces services permettent de dire adieu à nos fidèles compagnons avec tendresse. À Genève, une femme partage son expérience poignante après la perte de son chat Mika.
Une histoire touchante de perte
Dans un témoignage poignant diffusé dans le 12h35 de la RTS, une femme, qui préfère rester anonyme, évoque sa douleur après avoir perdu Mika, son chat bien-aimé. Ce décès n’est pas le premier qu’elle endure ; c’est déjà le deuxième félin qu’elle perd en quatre ans. « Après l’incinération de Mika, je me suis promis de faire un diamant avec les cendres des deux animaux. Je pense que le diamant, je le mettrai sur cette bague, parce qu’elle ne me quitte jamais », confie-t-elle avec émotion.
Cette volonté d’immortaliser ses compagnons sous forme d’un bijou est révélatrice d’une tendance croissante parmi les propriétaires d’animaux.
Des services adaptés aux besoins des maîtres
À Nyon, un nouveau crématorium animalier a récemment ouvert ses portes dans une zone industrielle. Il s’agit de l’antenne romande d’une entreprise suisse alémanique qui se spécialise dans ce domaine depuis plus de 30 ans. Simone Marugg, conseillère clientèle au Crématoire animalier suisse explique : « On propose un accompagnement pour les gens qui le désirent. Ils peuvent amener leur animal eux-mêmes et même assister à la crémation. »
Ce type d’accompagnement permet aux maîtres endeuillés non seulement d’avoir un lieu où dire adieu mais aussi d’être actifs dans ce processus douloureux.
Les tarifs varient selon les prestations : environ 300 francs pour l’incinération individuelle d’un chat pesant 4 kilos et des urnes allant de 20 à 340 francs, permettant ainsi à chacun de choisir ce qui lui correspond le mieux.
En 2024 seulement, ce réseau a incinéré 26’000 animaux, témoignant ainsi du développement rapide du marché avec une croissance annuelle estimée à 10%.
Une évolution encore lente mais prometteuse
Malgré cette dynamique positive vers des pratiques plus individuelles et respectueuses envers nos amis à quatre pattes, Kevin Diserens, vétérinaire chez Medi-Vet à Lausanne souligne que la majorité des propriétaires choisissent encore l’incinération collective : « Environ 65% des gens ne récupèrent pas les cendres. » Cela montre que même si la tendance évolue lentement vers des solutions personnalisées comme celles proposées par Funeradog ou la SVPA (Société vaudoise de protection des animaux), il reste encore du chemin à parcourir.
Micaëla Gsponer ajoute que leur structure traite entre douze et quinze animaux chaque jour : « On en amène entre douze et quinze tous les jours. » Alain Zwygart rappelle quant à lui l’importance historique du changement : « Il y a quelques dizaines d’années, la plupart des animaux terminaient malheureusement dans un centre d’équarrissage. »
À travers ces récits émouvants et ces nouvelles pratiques respectueuses envers nos chers animaux disparus se dessine une réalité où chaque maître peut trouver réconfort et dignité lors du dernier adieu. Car au-delà du chagrin réside toujours cet amour inconditionnel partagé avec nos fidèles compagnons.


