Des chatons au destin sauvé : l’histoire de Trippy I et II
Dans une déchetterie de Vernier, deux chatons ont échappé à un sort tragique grâce à l’intervention d’une association dédiée aux animaux. Orphelins après la mort de leur mère, ils sont désormais en quête d’un foyer aimant. Cette histoire met en lumière le fléau des chats errants dans les zones industrielles de Genève.
Une découverte bouleversante
C’est à la mi-juin que l’alarme a été donnée par les employés d’une entreprise de recyclage. En fouillant parmi les déchets, ils découvrent un jeune félin affaibli et abandonné. Sa mère, hélas, n’a pas eu cette chance : elle a perdu la vie dans une broyeuse. « Maigre et fragile », cette petite femelle ne pouvait pas survivre seule. Les bénévoles du refuge SOS Chats, alertés sur-le-champ, se rendent sur place avec leur matériel pour secourir ce petit être vulnérable.
Le lendemain, son frère est également retrouvé et pris en charge. Bien qu’il soit moins mal en point que sa sœur, il est tout aussi couvert de parasites. Ils sont rapidement soignés et placés dans une cage au refuge où ils commencent lentement à reprendre des forces.
Un lien indéfectible
Trippy I et II ne peuvent pas être relâchés dans la nature comme beaucoup pourraient le penser pour des chats errants. Leur mère n’a pas eu le temps de leur apprendre à vivre seuls ; ils seraient incapables de survivre sans aide humaine. Valérie Derivaz, directrice du refuge SOS Chats, souligne l’importance du lien qui unit ces deux chatons : « La femelle miaule dès qu’elle se retrouve sans son frère ». C’est donc ensemble qu’ils seront proposés à l’adoption dès qu’ils auront repris un peu de poids.
Mais attention ! Face à une demande croissante pour adopter des chatons comme eux, Valérie rappelle sur les réseaux sociaux que « les insultes ou les menaces sont rédhibitoires pour une adoption ». Ce rappel fait écho aux difficultés rencontrées par les bénévoles face à certaines situations tendues lors des adoptions.
Une situation préoccupante
L’histoire touchante de Trippy I et II n’est malheureusement pas unique dans la région genevoise. D’autres cas similaires continuent d’émerger régulièrement : quatre chatons ont été retrouvés début juillet dans un entrepôt voisin avec leur mère ensauvagée qui reste introuvable tant elle fuit toute approche humaine.
Pour éviter que ces situations ne deviennent courantes, une campagne intitulée Cats Outdoor a vu le jour depuis 2010 afin de limiter le nombre croissant de félins errants qui souffrent terriblement dans ces zones industrielles. À travers cette initiative menée par plusieurs organisations locales dont SOS Chats et la Société genevoise pour la protection des animaux (SGPA), plus de 122 harets ont été stérilisés depuis son lancement.
Un appel à agir
Il reste encore trop d’animaux livrés à eux-mêmes qui doivent faire face aux dangers environnementaux mais aussi humains présents autour d’eux. Pour ceux qui souhaitent accueillir un animal chez eux ou se séparer du leur, SOS Chats met en avant son service « dépose-chat », disponible 24 heures sur 24 pour garantir anonymat et sécurité.
Chaque geste compte quand il s’agit d’offrir une seconde chance aux animaux comme Trippy I et II ; car derrière chaque chat se cache une histoire poignante pleine d’espoir.
Ensemble, faisons entendre leurs voix !


