Leuze-en-Hainaut alloue 12 000 € aux mouvements de jeunesse mieux vaut être un chat errant qu'un citoyen

Des crédits budgétaires inchangés, défend la majorité

À Leuze, la question de la gestion des chats errants suscite de vives discussions. Les subventions allouées aux structures qui s’occupent d’eux semblent inégales et créent un sentiment d’incompréhension parmi les acteurs locaux. Jacques Dumoulin, le nouvel échevin du bien-être animal, assure que le budget pour 2024 reste stable malgré les préoccupations exprimées.

« Nous sommes associés à Veeweyde pour faire face à ce fléau des chats errants, » explique l’ancien échevin Willy Hourez. Il souligne que le montant initial de 6 000 € destiné à la stérilisation a dû être porté à 13 000 € en raison des coûts croissants liés aux soins vétérinaires. Cependant, même avec cette augmentation, « Veeweyde ne rentre pas dans ses frais dans le cadre de notre partenariat. »

Stérilisation de chats sauvages : on rate l’objectif

Pierre Lequenne, vétérinaire local et conseiller libéral, partage son inquiétude sur la situation actuelle : « Il n’est pas normal que l’argent public venant de la Ville serve principalement à stériliser des chats domestiques. » Pour lui, il est crucial de se concentrer sur les chats errants, car leur reproduction rapide pose un réel problème. Il déplore qu’aucun vétérinaire n’ait été désigné pour capturer ces animaux sauvages et suggère une méthode simple pour les identifier après stérilisation : « Il suffirait de leur faire une petite entaille à l’oreille. »

Face aux accusations potentielles de favoritisme concernant les subventions accordées aux écoles des devoirs locales, Emilie Altruy prend position : « Ça a toujours été clair que le subside 2024 à Saint-Vincent de Paul était un one-shot afin d’aider la structure dans son déménagement. » Elle précise que cette école reçoit également une aide spécifique car elle ne se trouve pas au sein d’un établissement scolaire. En revanche, ReForm bénéficie d’un calcul précis basé sur ses activités scolaires.

Les préoccupations autour du bien-être animal et des disparités financières continuent donc d’alimenter le débat au sein de cette communauté engagée envers nos amis félins. Dans ce contexte complexe où chaque voix compte, il est essentiel que chacun prenne conscience du rôle vital qu’il joue dans la protection et le soin apporté aux chats sans foyer.

Alors que nous avançons vers un avenir incertain pour ces êtres sensibles qui arpentent nos rues en quête d’une vie meilleure, rappelons-nous qu’un simple geste peut changer leur destin. Prenons ensemble soin des chats errants, car chaque action compte quand il s’agit d’amour et de compassion envers nos compagnons félins.

Walter Lefebvre

Journaliste animalier, je consacre ma plume à raconter le monde fascinant des félins, du chat de gouttière malicieux au majestueux Maine Coon. Entre enquêtes sur la protection animale, portraits de races et immersion dans les refuges, je donne voix à leurs histoires pour sensibiliser et émerveiller. Mon objectif : transmettre l’amour et le respect des chats à travers des récits vivants et documentés.

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