Le 12 juin, Anne, responsable d’une clinique vétérinaire dans le Gers, découvre avec tristesse trois caisses de transport contenant sept chatons abandonnés. Cette révélation coïncide avec la journée mondiale contre l’abandon des animaux de compagnie. Face à cette situation alarmante, elle témoigne de son expérience et appelle à la vigilance.
Une découverte bouleversante
C’est un matin comme les autres qui a pris une tournure tragique pour Anne, responsable de la clinique vétérinaire « Le Galis ». En arrivant sur son lieu de travail, elle fait une découverte déchirante : trois caisses de transport abandonnées devant l’établissement. À l’intérieur, sept chatons, âgés entre deux et douze mois.
Grâce aux caméras de vidéosurveillance installées autour de la clinique, Anne peut retracer les événements : « Ils ont été filmés jeudi 12 juin à 6h39 en train de déposer ces caisses », raconte-t-elle. Malheureusement, lorsque Anne examine ces petits êtres vulnérables, elle constate rapidement qu’ils souffrent tous de problèmes de santé sérieux. « Ils étaient en sous-nutrition et avec des coryzas (maladie respiratoire).
L’un des chatons a aussi une hypoplasie cérébelleuse. il n’arrive pas à se tenir droit », explique-t-elle avec émotion. Un autre petit être a même perdu un œil dans ce triste tableau. Pour le moment, seuls deux d’entre eux ont pu être placés en famille d’accueil ; les autres restent au cabinet pour recevoir des soins indispensables.
À la recherche des responsables
Après cette découverte choquante, Anne ne perd pas une minute et contacte immédiatement la police pour signaler cet abandon inacceptable. Malheureusement, bien que les images aient enregistré les faits, l’identification des individus reste complexe : « On ne sait même pas si ce sont deux hommes ou un homme et une femme… Si quelqu’un parvient à reconnaître les personnes sur la vidéo, il ne faut pas hésiter à le signaler », souligne-t-elle. Une plainte a été déposée par Anne et une enquête est actuellement en cours.
La Fondation 30 Millions d’Amis s’est engagée à soutenir cette cause en prenant en charge les frais liés aux soins médicaux nécessaires pour ces chatons malheureux.
Un appel à ne pas abandonner
Ce n’est malheureusement pas le premier cas auquel Anne doit faire face dans sa carrière vétérinaire : « Une fois une mère et son fils sont entrés pour abandonner un chat roux chez nous. Je les ai rattrapés sur le parking pour leur expliquer que ce n’était pas comme ça qu’il fallait s’y prendre ! » se souvient-elle avec amertume. La Fondation rappelle également que l’abandon d’un animal domestique est puni par la loi : jusqu’à quatre ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende selon l’article 521-1 du Code pénal.
Dans cette période où tant d’animaux attendent désespérément un foyer aimant, chaque geste compte. Ensemble, faisons entendre notre voix contre l’abandon ! Chaque petit geste peut changer le destin d’un animal ; alors prenons soin ensemble de ceux qui dépendent entièrement de notre compassion.


