Un appel à la sécurité routière : le contournement de Langogne et Pradelles en question
Le député Jean-Pierre Vigier et sa collègue Sophie Pantel interpellent le ministre des Transports sur l’urgence d’un projet de contournement pour les communes de Langogne et Pradelles. En raison d’une augmentation du trafic, ces deux localités font face à un problème croissant de sécurité routière, aggravé par plusieurs tragédies récentes. Les élus demandent une approche globale qui ne laisse pas Pradelles de côté.
Une situation alarmante
La route entre Langogne et Pradelles est devenue un véritable point noir pour la circulation, comme le souligne Laurent Duplomb, sénateur de la Droite républicaine : « Doit-on encore rappeler les tragédies du 31 décembre 2024, avec le décès d’une jeune femme dans un accident avec un poids lourd à l’approche de Pradelles ? » Cette citation met en lumière des accidents récents qui ont bouleversé la communauté locale.
Avec une augmentation du trafic sur la RN88 atteignant 6,5% entre 2022 et 2023, les craintes concernant l’accidentologie sont légitimes. Si aucune action n’est entreprise rapidement, il est probable que ces incidents continuent d’augmenter.
Un projet partiel inacceptable
Dans leur courrier au ministre Philippe Tabarot, Vigier et Pantel dénoncent le fait que l’État envisage uniquement le contournement de Langogne sans tenir compte des besoins urgents de Pradelles. Ils affirment que cela pourrait fragiliser tout le projet global : « Plutôt que de lancer un contournement par l’Ardèche qui hypothèque pour l’avenir le “grand contournement” en Haute-Loire… »
Les élus insistent sur la nécessité d’un démarrage des travaux côté Lozère, notamment par la plaine de Barre. Cela permettrait non seulement d’améliorer la sécurité mais aussi d’étudier efficacement le tracé du grand contournement.
L’unité des élus locaux
Alain Robert, maire de Pradelles, partage cette inquiétude : « En tant qu’élus de la Haute-Loire, nous devons tout faire pour assurer la sécurité des usagers… À Pradelles, nous voulons ce contournement. » Cette déclaration montre une volonté forte parmi les leaders locaux d’agir ensemble pour garantir un avenir plus sûr aux habitants.
Laurent Wauquiez a également pris position sur cette question cruciale : « Le bon sens impose un seul projet pour le bassin de vie ? » Ce consensus parmi les élus démontre clairement qu’il existe une demande unanime pour une solution intégrée qui prenne en compte les intérêts des différentes communes concernées.
Vers une discussion élargie
Vigier et Pantel plaident également pour une consultation plus large impliquant tous les partenaires territoriaux concernés. Ils souhaitent inclure diverses associations ainsi que les départements impactés afin d’assurer que chaque voix soit entendue dans ce processus crucial.
Ensemble, ils espèrent construire un projet cohérent qui répondra aux besoins actuels tout en anticipant ceux futurs. Comme conclut Wauquiez : « Pensé dans sa globalité avec un phasage », ce projet pourrait transformer significativement la vie quotidienne des résidents.
Face à ces enjeux importants liés à la sécurité routière, il est essentiel que chacun se mobilise autour d’une vision collective visant à protéger nos routes et nos communautés. La solidarité entre élus locaux témoigne bien qu’ensemble nous pouvons avancer vers un avenir meilleur où chaque trajet sera synonyme de sécurité plutôt que d’angoisse.


