Chapeau : La SPCA de l’Outaouais fait face à une situation critique avec une augmentation de 54 % des cessions d’animaux en 2024, totalisant 650 animaux depuis le début de l’année. L’équipe, épuisée par cette demande croissante, met en place de nouveaux processus pour gérer la situation. Un projet d’agrandissement du refuge est envisagé pour améliorer les conditions d’accueil et faciliter les adoptions.
Une demande qui explose
La gestion des animaux abandonnés – ou plutôt « cédés » comme le préfère Ericka Muzzo, gestionnaire des communications à la SPCA de l’Outaouais – devient un défi monumental. « L’équipe est épuisée, c’est beaucoup trop, on n’arrive pas à répondre à la demande », confie-t-elle avec un mélange d’inquiétude et de détermination. Depuis le début de l’année, 650 animaux ont été accueillis au refuge, marquant une hausse alarmante par rapport aux années précédentes.
Les histoires derrière ces cessions sont souvent douloureuses. « On comprend que les gens doivent parfois se départir de leurs animaux… Les gens sont vraiment tristes », explique-t-elle. Ce changement dans la terminologie vise à alléger le poids émotionnel que ressentent ceux qui se voient contraints de confier leur compagnon à quatre pattes.
Une capacité saturée
L’afflux constant d’animaux a entraîné une saturation complète du refuge : « Le refuge est à pleine capacité », souligne Mme Muzzo. Les chats représentent une part importante des demandes reçues ; environ 400 demandes sont actuellement sur liste d’attente pour ces petits félins adorables. Cette situation pousse l’organisme à revoir ses pratiques pour s’assurer qu’il y ait toujours une cage libre pour chaque nouvel animal entrant.
« Même si on a une gestion interne pour assurer un afflux constant, il y a toujours un afflux », déclare-t-elle en évoquant la nécessité impérieuse d’adapter les méthodes actuelles afin que chaque animal puisse recevoir les soins nécessaires.
Vers un agrandissement nécessaire
Face à ce besoin criant, la SPCA envisage sérieusement un projet d’agrandissement du refuge construit en 2006 sur près de 900 mètres carrés. Grâce au nouveau contrat signé avec la Ville de Gatineau valide jusqu’en 2030, il devient possible d’envisager cet agrandissement qui pourrait également nécessiter des embauches supplémentaires dans l’équipe actuelle comptant déjà environ soixante personnes.
« C’est quelque chose sur lequel on travaille », assure Ericka Muzzo tout en reconnaissant que même avec plus d’espace et plus de personnel, le rythme reste difficile à soutenir.
Faciliter les adoptions
Pour faire face aux défis posés par cette augmentation significative du nombre d’animaux entrants, plusieurs barrières ont été levées concernant le programme d’adoption : fini les rendez-vous obligatoires ! Désormais, toute personne intéressée peut visiter le refuge sans formalités excessives et repartir immédiatement avec son futur compagnon poilu.
Cette stratégie semble porter ses fruits puisque « Une augmentation de 23 % des adoptions a été constatée ». Cela permet non seulement aux animaux stérilisés et micropucés trouvant rapidement un foyer aimant mais aussi au refuge lui-même de désengorger ses installations déjà saturées.
Un message plein d’espoir
Ericka Muzzo rappelle aussi que malgré ces défis colossaux, « on est heureux de pouvoir dire que le taux d’euthanasie… est resté stable ». Cela témoigne des efforts continus fournis par l’équipe afin que chaque animal ait sa chance dans cette grande aventure qu’est la vie domestique.
Avec tant de défis devant eux mais également tant d’histoires touchantes derrière eux, il ne fait aucun doute que chaque adoption compte et contribue non seulement au bien-être individuel des animaux mais aussi à celui du collectif félin dans notre société. Ensemble nous pouvons faire une différence !
Si vous avez envie d’accueillir chez vous un petit trésor félin ou canin ayant besoin urgent d’une famille aimante, n’hésitez pas ! Chaque geste compte et peut transformer une vie… ainsi qu’une maison !
