Les animaux, membres de la famille : un combat pour les droits des locataires
Dans une salle d’audience du Plateau-Mont-Royal, une locataire a partagé son amour inconditionnel pour ses animaux, témoignant de leur importance dans sa vie. Alors qu’elle pleurait la perte récente de son chat, elle se bat pour garder son chien et contester l’expulsion que lui impose son propriétaire. Ce cas met en lumière une problématique grandissante au Québec autour des abandons d’animaux liés à des restrictions imposées par les propriétaires.
Un témoignage poignant
La locataire, qui vit depuis 13 ans dans son appartement où elle paie 886$ par mois, a exprimé devant le juge combien ses compagnons à quatre pattes sont essentiels pour elle. « Ils sont des membres de ma famille, » a-t-elle déclaré avec émotion, avant d’éclater en sanglots en évoquant la mort de son chat survenue récemment.
Son propriétaire souhaite cependant casser le bail sous prétexte qu’il veut garder le contrôle sur ses appartements et éviter tout débordement. Il lui a même envoyé une mise en demeure lui ordonnant de se débarrasser de ses animaux dans un délai de 30 jours.
Une stratégie contestée
L’avocate de la locataire, Me Kimmyanne Brown, dénonce cette démarche comme étant une tactique visant à expulser ceux qui paient un loyer modéré. « On utilise la clause pour exercer des représailles contre des personnes qui paient un bas loyer, » explique-t-elle. Ce phénomène est préoccupant car il semble que certains propriétaires instrumentalisent ces règles non pas pour protéger leurs biens mais plutôt comme moyen d’exercer pression sur les locataires afin qu’ils acceptent des augmentations onéreuses ou partent.
Une réalité alarmante
Ce conflit s’inscrit dans un contexte plus large : selon les chiffres récents, 2142 animaux ont été abandonnés au Québec durant le premier semestre 2023, ce qui représente une augmentation inquiétante de 32 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse est principalement attribuée aux interdictions imposées par certains propriétaires concernant la présence d’animaux dans les logements.
De leur côté, la SPCA prend position contre ces abandons et plaide pour un traitement respectueux envers les animaux considérés comme faisant partie intégrante des familles. « Pour les animaux faisant partie de la famille, ils doivent être considérés comme un être à part entière, » affirme Marie-Claude St-Amand, avocate à la SPCA.
Un appel à la sensibilisation
Cet événement souligne l’importance cruciale d’une réflexion collective sur le statut des animaux au sein du foyer et sur les conséquences désastreuses que peuvent avoir certaines politiques sur leur bien-être. Les amoureux des chats et autres compagnons doivent se mobiliser afin que chaque animal soit reconnu non seulement comme un simple bien matériel mais véritablement comme membre d’une famille aimante.
Ensemble, œuvrons pour faire entendre nos voix et changer les mentalités autour du droit aux animaux dans nos foyers !

